(Se) consoler

Depuis le début de l’année, ce qui est essentiel pour nous, prend une place plus importante dans nos vies. Les schémas trop rigides sont mis à mal, favorisant l’apparition de cadres plus structurants, capables de nous accueillir dans la totalité de notre être avec nos confusions, nos contradictions, nos doutes, notre part d’ombre.

En espérant contrôler ces émotions, nous nous éloignons de notre centre, de nos ressources créatives.

Nous aspirons tous à un équilibre dans nos vies, nous voulons tous l’harmonie. Une des premières étapes pour les trouver, c’est de prendre le risque d’être soi. Nous sommes, chaque jour, dans notre quotidien, invités, à être un peu plus nous-mêmes, à croire en nous !

Avec nos côtés « merdiques » et lumineux.

La plupart du temps, nous refusons de voir nos côtés « obscurs », nous les rejetons, nous les jugeons.

Imaginez une mère en train de rejeter, de punir son enfant parce qu’il est en détresse – sentiment qui peut s’exprimer par toutes sortes d’émotions intenses, comme la colère… C’est pourtant ce que nous faisons lorsque nous rejetons ces parts de nous-mêmes que nous jugeons négatives voire inacceptables.
Mais qui juge, qui sommes-nous pour juger de nous-mêmes ?

Ces parts d’ombre ne demandent-elles pas à être vues, entendues, écoutées, nourries et….CONSOLÉES comme on le ferait pour cet enfant en détresse.

Tant que nous les repoussons, elles crient famine, engraissent de manière démesurée, nous immobilisent, alimentent notre manque d’estime et de confiance en nous.

Nous refusons une partie de nous qui est nous !

Nous devons leurs porter une attention bienveillante* pour leurs redonner leur place légitime. Par le simple fait de les avoir accueillies et parce que nous touchons notre entièreté, nous éprouvons un sentiment de réconciliation.

S’aventurer sur ce chemin de la confiance en soi, c’est avancer sur une route sans la quête démesurée, idéalisée, d’un devenir parfait.

Ainsi, nous sommes en mesure de nous montrer tel que nous sommes : des êtres humains sensibles ayant la force d’assumer, avec sincérité et intégrité, notre vulnérabilité.

Ensuite, peut intervenir le changement, la transformation. Ce que nous transformons, ce n’est pas ce que nous sommes mais le regard intransigeant que nous portons sur qui nous sommes. Notre véritable nature peut enfin exister : être un être humain aimant qui tend à (s’)aimer.

* Porter une attention bienveillante, ce n’est pas s’apitoyer sur soi ou sur l’autre. C’est regarder avec tendresse et empathie la difficulté que nous pouvons traverser en lui accordant sa juste place. Ni trop peu, ni pas assez !

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